Bric à brac en vrac...

Almanach

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Fil d'Ariane

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Oú me trouver ailleurs...

Bienvenue dans le Grenier de M

Ici vous pourrez tout savoir, que vous n'avez jamais osé demander, sur cette espèce bizarre qu'est la mère au foyer dans Bobonne Vs Mémère.

Vous saurez tout, absolument tout sur elle:
- ce qu'elle lit, dans Une souris grignoteuse de cellulose;
- ce qui adoucit ses moeurs sur Le gramophone de M;
- ce qu'elle regarde sur son Kinétoscope;
- ce qu'elle découvre sur le web dans Aglaé l'araignée et sa toile;
- ses réactions sur le quotidien, l'actualité dans Vue de la lucarne du grenier;
- ses idées de sorties, avec ou sans la marmaille dans son Coffre à Idées;
- ses bricolages dans Quenouille, ciseaux, rubans et compagnie;
- les histoires qu'elle aime raconter dans la Boîte onirique;
- sa vie de maman comme les autres, ou presque, dans Hubert l'ours et Jojo le lapin doudou;
- ses recettes dans Cuillère en bois et casseroles en cuivre...

Vous pourrez aussi jeter un coup d'oeil sur ses coups d'oeil dans le Kaléidoscope,
et enfin lire le Recyclage des articles de son ancien blog.

Entrez, la trappe est ouverte.

NB: les articles à la police bleue ont été mis à la Une du magasine/site participatif Ladies Room.

Lundi 2 novembre 2009

Publié dans : La boîte onirique.

Précédemment: 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8...

Évidemment, l'ascenseur s'est arrêté à mon étage... parfois je me demande pourquoi je n'habite pas une immense tour de 150 étages!

Maladroitement, nous nous sommes extirpés de ce lieu exigu mais si intimiste. Il me tenait par la taille et nous n'avions toujours rien dit.
Ces quelques minutes de silence commençaient à me paraître une éternité, mais en même temps ce n'était pas désagréable car nous dialoguions par nos respirations et les battements de nos coeurs.

J'ouvrai la porte de mon appartement, nous sommes rentrés, une fois la porte refermée nous nous sommes de nouveau accrochés aux lèvres l'un de l'autre.

Dans ma tête, les questions fusaient:
* Je dis oui ou non pour le premier soir?
* Euh si je dis "oui"... où sont mes capotes: ça fait un bail que je ne les ai pas vues? Et lui, a t-il des préservatifs?Est-ce que je suis à peu près présentable du point de vue épilation (oui, c'est une de mes hantises!)? Quels draps sont sur mon lit?
* Si je dis "non", comment va t-il le prendre?

Mais il vint à ma rescousse en me demandant:
- "Tu devais pas nous faire un thé?
- Si, j'allai presque oublier. Lui répondis-je en gloussant comme une gamine.
- Alors, allons faire infuser ce thé... et si tu es sage, je te conterai le rituel du thé qui est pratiqué chez moi."

Nous sommes allés dans la cuisine, j'ai sorti la bouilloire et mes boîtes à thé... j'ai une véritable collection de thés, environ une douzaine différents.
J'aurai aimé qu'il reste accroché à ma taille pendant que je préparais l'eau... mais il s'est assis sur un de mes tabourets de bar. Nous avions si bien démarré...

La bouilloire sur le feu, j'ai pris mon courage à deux mains et je suis allée me placer entre ses jambes pour passer mes deux mains, qui tenaient toujours mon courage, autour de son cou... Bon sang, je ne me savais pas aussi timide! Ou alors c'est lui qui me fait cet effet là.
Là il m'a regardé droit dans les yeux et m'a dit
- "Tu es belle..."
Pour toute réponse, j'ai rougi. C'est le genre de compliment qui fait un bien fou!

A partir de là, je n'ai plus compté nos baisers... La bouilloire a sifflé... Chacun avec notre tasse, nous sommes allés nous lover dans le canapé... Puis nous avons joué au millefeuille:
* un peu de discussion
* un baiser
* une gorgée de thé
* un baiser
* une gorgée de thé
* un baiser
* un peu de discussion... etc..

La nuit avançait doucement sous nos doux baisers, je n'osais pas être plus entreprenante et lui ne se montrait pas non plus intéressé d'aller plus loin.
Il était 4h00 du matin quand Domi me dit:
-" On va se coucher?
- Oui, soufflais-je me disant que nous allions peut-être passer à de l'action plus physique."

Nous voilà dans ma chambre, nous nous sommes encore embrassés puis un silence gêné s'est installé... Nous pensions tous les deux à la même chose mais ne savions pas comment l'exprimer, c'est lui qui brisa la glace:
- "Tu sais, je pense que nous devrions juste dormir ensemble pour ce soir, laissons-nous le temps."
Ça m'a fait plaisir d'entendre cela et ça m'a rassuré: plus besoin de me turlupiner sur comment nous allions nous y prendre.

J'ai attrapé mon pyjama et j'ai filé dans la salle de bain pour me changer. Quand je suis revenue dans la chambre, je l'ai trouvé allongé dans mon lit:
Waouh! Un homme dans mon lit! Ça fait si longtemps!
Je suis venue me pelotonner contre lui... et nous nous sommes endormis.

Le lendemain, samedi, je fus réveillée par le sifflement de l'eau qui bouillait, et je le vis apparaître dans l'embrassure de la porte un plateau entre les mains: il m'avait préparé un petit déjeuner! J'étais en extase, une vraie perle cet homme... et c'est le mien!
Par Marianne - Communauté : Nanas...mais mamans aussi! - Recommander
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Lundi 26 octobre 2009

Publié dans : La boîte onirique.


Précédemment: 1, 2, 3, 4, 56, 7...

Mardi soir j'étais toute chamboulée après avoir reçu le colis de déclaration de Domi, toute chamboulée que mes doutes se soient levés mais aussi chamboulée de partir le lendemain matin pour 3 jours de formation à Lyon... Trois jours, plus le week-end, sans voir Domi, sans pouvoir le sentir, sans le frôler, sans pouvoir lui dire de vive voix que "si il ne se passait rien entre nous jusqu'à présent" c'est parce que nous sommes deux timides mais que nous pourrions nous soigner ensemble... Bref, l'Enfer!

Pour poursuive dans l'esprit romantique de son colis, je décidai de lui répondre par courrier traditionnel en lui envoyant une jolie carte sur laquelle j'ai écrit:
"Merci énormément pour ce colis surprise et la solution à ton problème est la 2ème proposition...".

Je n'ai pas tout suivi de la formation, mon esprit était quelque peu ailleurs: plus à Paris qu'à Lyon... je me demande bien pourquoi?!?
En 3 jours, j'ai explosé mon forfait SMS et je me suis fait une tendinite au pouce, nous avons encore parlé de tout plein de choses par texto mais point du colis ou de nous deux.

Je suis rentrée vendredi à Paris avec le TGV de 16h00, à la descente du train je m'engouffrai dans le flot de voyageurs se croisant entre les départs pour les uns et les arrivées pour les autres. Et j'allai me mettre dans la file pour prendre un taxi (c'est bien plus agréable que le métro, vive les notes de frais! Ah si ma chef savait, bon tout le monde le fait.) quand soudain une voix m'interpella:
- "Mademoiselle, vous cherchez un taxi?"
Cette voix, je la reconnaîtrais parmi des milliers: il était là, il était venu me chercher à la gare!
J'avais envie de lui sauter au cou mais forcément il fallait que papy Grabataire, attendant aussi un taxi, laisse son ENORME valise dans mes pieds. Je contournai l'obstacle et enfin je me trouvais devant Domi. Avec un peu d'hésitation et de maladresse, nous nous fîmes la bise.

-"C'est gentil à toi d'être venu.
- Je suis garé au parking Méditerranée, ma mère m'a prêté sa voiture.
- Allons- y alors.
- Passes- moi ton sac." Je lui laissais sans protester, en état de béatitude complète...
Mon ventre faisait blup blup, mon coeur boum boum, la gare était vide: il n'y avait plus que lui et moi dans mon petit monde. Le Paradis! Enfin presque, il n'y avait toujours pas eu LE baiser qui symboliserait le début du commencement.

Il m'emporta sur son beau destrier blanc, euh une Twingomatic verte, jusque chez moi.

Afin de le remercier,je l'invitai à grignoter un petit truc dehors et à se faire un cinéma.
-" Je suis ton chevalier servant pour la soirée, miss, mais c'est toi qui choisis cette fois!"
Nous allâmes manger mexicain au restaurant Fajitas de la rue Dauphine, il n'est pas très intimiste ce restaurant mais j'aime beaucoup sa décoration et son ambiance, et puis j'ai envie de voyager avec Domi!

La soirée se déroulait à merveilles, mais ce qui commençait à me perturber vraiment c'est qu'il ne faisait rien pour m'embrasser... Avait-il reçu ma carte? Avait-il bien compris mon message? Avais-je une véritable haleine de fennec au point qu'il n'éprouve aucune envie de m'embrasser (après les pieds, la bouche... quelle horreur!)?
Pour finir, je l'ai emmené au studio Galande découvrir The Rocky Horror Picture Show, malgré sa grande connaissance cinématographique, il ne l'avait encore jamais vu!

Ah! Le cinéma, lieu propice aux premiers baisers... mais non rien.

En fait, j'avais un peu la sensation d'être à l'époque de mon adolescence où mes premiers petits copains me demandaient, ou le demandaient par une copine intermédiaire, si je "voulais sortir avec eux" et si la réponse était positive, nous restions en général côte à côte à nous regarder en chien de faïence en attendant que l'autre fasse le premier signe... Alors que les deux protagonistes voulaient faire la même chose: S'EMBRASSER!
Et bien là c'était un peu pareil: il m'avait "demandé" par colis (l'intermédiaire), je voulais bien et j'attendais.
Alors je me donnais une limite, si à minuit il ne m'avait pas encore embrassé, je lui sautais dessus.. enfin si j'y arrivais!

Nous sortîmes du cinéma... minuit passé de quelques minutes... Évidemment, je n'appliquai pas ma bonne résolution.
Je lui proposais de retourner chez moi, boire un thé...

Nous arrivâmes en bas de chez moi, je pensais qu'il m'attraperait par la main et me plaquerait contre lui pour m'embrasser... mais non toujours rien... et plus ça allait et plus je me sentais incapable de lui sauter dessus.

Nous prîmes l'ascenseur... et, grâce à la promiscuité du lieu, nous nous retrouvâmes très proches l'un de l'autre... Je pouvais sentir sa respiration: chacune de ses expirations me soufflait une brise de douceur sur la joue... Sans nous en apercevoir, nous avions cessé de parler en entrant dans l'immeuble... et dans cet espace clos, malgré le bruit mécanique, j'entendais nos coeurs... Alors je relevais la tête vers lui: il me regardait... Je sentais toute une énergie passer entre son corps et le mien: c'était électrisant... Nous étions comme aimanté... et nos lèvres se trouvèrent.

Ce premier baiser a un petit goût sucré de pop-corn...
Par Marianne - Communauté : Nanas...mais mamans aussi! - Recommander
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Jeudi 8 octobre 2009

Publié dans : La boîte onirique.



C’est toujours la même chose, lorsque je prends le train, le RER ou le métro je suis importunée par des gens qui, justement, s’excusent de m’importuner pendant mon voyage. Bien souvent je peste intérieurement, baisse les yeux jouant l’aveugle dans mon livre… plus rarement, je plonge la main dans ma poche à la recherche de la petite pièce quémandée… mais tout le temps, je m’interroge sur le chemin de vie qui a fait atterrir cette personne aussi bas sous terre.


Agacée, peinée, interrogative j’ai fini par me lancer le défi de me mettre à la place d’un de ces mendiants métropolitains… Car au final, même si faire la manche semble pour certains parfois plus facile que chercher un travail: il faut la faire cette manche, s’abaisser à demander la fameuse petite pièce qui aidera à ne pas s’écrouler dans le fond.


J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai établi un plan d’attaque.


Le choix de la ligne: choisir LA ligne sur laquelle j’étais presque sûre de ne pas croiser une connaissance. Je ne me voyais pas affronter le regard de Madame Duchemin ma voisine, ni celui d’Edmond mon collègue du service communication et encore moins celui de tous ces passagers que je côtoies quotidiennement sur mon trajet pour le travail, le nez baissé vers leur nombril.


Le choix du texte: un texte qui sorte un peu de l’ordinaire pour ne pas faire exactement comme les autres, pour attirer l’attention sans trop me faire remarquer, juste de me démarquer. Donc pas de medley musical cacophonique: de toute façon je ne me voyais pas rendre ma harpe complice de mon défi, pas non plus de texte s’apitoyant sur mon sort: j’ai la belle vie, là ce n’est qu’un défi!

Alors j’ai opté pour un texte à consonance humoristique:

« Mesdames, Messieurs bonjour! Je suis collectionneuse de petites pièces de monnaie: un cent, deux cents, cinq cents… Je sais que vous en avez toujours plein le fond du porte monnaie et que cela pèse lourd et déforme vos poches… Alors si vous souhaitez participer à ma collection: je suis preneuse! »


Le choix de la tenue: jamais on n’a vu une fashion victim faire la manche. J’ai laissé au placard mes escarpins Louboutin et ma petite robe du Comptoir des Cotonniers… j’ai pris un vieux jean pas trop élimé pour ne pas avoir l’air trop grunge et effrayer les gens + T-shirt et Basket… une tenue simple mais pas non plus en haillons.


Voilà, il ne me reste plus qu’à entrer en action…


J’arrive sur la ligne que j’avais choisie… je suis à la station de départ… Je laisse partir deux-trois trains avant de me décider à entrer dans la première rame… J’entre au milieu et m’accroche à la barre.


Je regarde un peu les gens, des yeux me croisent gênés: ils ont l’air de sentir ce que je suis, ce que je vais demander, ces regards se dérobent vers le sol.

J’ai le trac, mon ventre se noue, j’ai le rythme cardiaque qui accélère: j’ai la sensation de faire un malaise.

Mes mains moites glissent le long de la barre… il va pourtant falloir que je me lance!


Je ferme les yeux pour trouver du courage: le courage de dire mon texte, suffisamment haut et fort pour être entendue dans le grincement du train, tout en ayant pas l’air de brayer. Je déglutis:

« Mesdames, Messieurs, bonjour… (des épaules se haussent, signe de lassitude... et pourtant nous ne sommes que mardi matin.) Je suis collectionneuse (je vois un monsieur dans le fond qui semble grogner en se renfrognant derrière son journal L’Equipe... mais la petite dame à côté de lui est en train de fouiller dans son sac à main...) de petites pièces de monnaie: un cent, deux cents, cinq cents… Je sais que vous en avez toujours plein le fond du porte monnaie et que cela pèse lourd (les adolescents qui sont accrochés à la barre d’à côté répriment leur fou rire: ils me font sourire un peu malgré la difficulté du moment ) et déforme vos poches… Alors si vous souhaitez participer à ma collection: je suis preneuse! ».


Quel soulagement, voilà je l’ai prononcé ce fichu texte, je sens la sueur couler le long de mon dos, de soulagement je reprends mon souffle et me décroche, fébrile, de cette barre: tuteur momentané de mes émotions.

Je me faufile entre les fauteuils, j’obtiens une première récolte qui me semble un trésor là au creux de ma main: 3,75€ et un ticket de métro... et quelques sourires de compassion que je n’ai pas pu prendre entre mes mains.


Je me lance dans le deuxième wagon, remontant ainsi jusqu’à la tête... puis je recommence dans la rame suivante... à midi j’arrête mon expérience: j’ai faim, j’ai les genoux en coton et la bouche pâteuse.


Bilan de cette matinée (8h30/12h00) de manche dans le métro:

- 6 aller-retours d’un terminus à l’autre

- une pause d’un demi heure, assise sur un banc pour regarder les voyageurs

- 1 vieux chewing-gum maché

- 1 trombonne

- 3 tickets de metro dont un usagé

- 1 ticket restaurant périmé

- 3 « Mais vous pouvez pas bosser comme tout le monde! »

- 32,79€

- 1 yen, 4 roubles

- 1 photo d’identité d’un parfait inconnu

- des insultes en roumain d’une famille à qui « j’avais piqué la rame »... j’ai bien cru que j’allai récupérer un oeil au beurre noir

- un crachat d’un ivrogne queje gênais quand il est monté dans la rame

- 8,7 sourires (je les ai compté ceux là!)

- 1 reste de sandwich croqué

- 1 pomme qui a dû rester au fond du sac depuis quelques jours déjà et une barre de céréales en miettes.

- 86 nez qui se baissent vers 172 chaussures...


Pfiou! Quelle matinée: je préfére mon confort pèpère dans mon open space pour travailler, c’est plus humain.

Mais à présent que j’ai tenté cette expérience, je me suis promis de toujours donner au minimum un sourire à la personne qui viendrait m’importuner pendant mon voyage!

Par Marianne - Communauté : Mamans , femmes et epouses - Recommander
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Lundi 5 octobre 2009

Publié dans : La boîte onirique.


Précédement: 1, 2, 3, 4, 5, 6...

Pfiou, les mardis sont toujours un peu difficiles: ce n'est pas encore le milieu de la semaine mais ce n'est déjà plus le début, et c'est encore moins la fin.

Je me traîne pour rentrer ce soir: je repense à ma soirée de Saint Valentin, c'est étrange je suis à la fois heureuse que cette soirée ait eu lieu mais en même temps un peu triste car il ne s'est pas passé ce que j'attendais... enfin je n'y attendais rien puisque je ne m'y attendais pas à cette soirée! Qu'est-ce que je peux être compliquée parfois!

Un peu blasée,j'entre dans mon immeuble, me dirige mollement vers les boîtes aux lettres pour ramasser mon courrier... et là en ouvrant j'ai la surprise de trouver un colis.
Qui peut bien m'envoyer un colis, je n'ai pas fait de commandes sur le net ces derniers jours... ou alors c'est ma mère qui m'a encore tricoté une énième écharpe (j'en ai toute une collection, toutes aussi moches les unes que les autres, mais comme c'est ma mère: je les garde soigneusement et je ne lui dis pas ce que j'en pense... et quand elle vient à Paris en hiver, j'en porte une).

Je monte dans l'ascenseur, et regarde d'où vient le paquet: le tampon provient de La Poste du 11ème... ça ne m'avance pas à grand chose. J'essaie d'ouvrir l'emballage avec mes clefs, mais il est trop bien scotché.

Résignée, j'entre chez moi.
J'abandonne mon sac et mon manteau dans l'entrée, je jette mes bottes au pied du canapé et je m'en vais fouiller dans le tiroir de la cuisine à la recherche de LA paire de ciseau de l'appartement.
ENFIN! Je la trouve tout au fond, bien cachée.

Je m'affale sur mon sofa et j'ouvre cette fichue boîte.

Oh surprise! J'y trouve un paquet fait de papier de soie (j'adore les paquets dans les paquets, ça met plein de suspense!), ainsi qu'une enveloppe en papier blanc cassé (genre du beau papier à lettres).
Je déchire le papier de soie et je découvre une paire de tongs et une paire de chaussettes japonaises (vous savez, celles avec une séparation entre le gros orteil et les autres doigts de pied!)... Non, c'est pas possible, ça viendrait de... Mais comment a t'il fait pour trouver mon adresse, je ne lui ai jamais donnée et je suis sur liste rouge!

Je me jette sur l'enveloppe et y découvre une longue lettre que voici:

"Ma très chère Mya (Waouh! Je suis SA très chère Mya),

je sais: tu dois être très surprise de recevoir ce colis. Je ne t'ai pas suivie jusque chez toi pour avoir ton adresse, j'ai simplement un très bon ami qui travaille aux RG... non je plaisante: il ne travaille qu'aux ressources humaines de la boîte et je l'ai torturé pour obtenir ton adresse. J'espère que tu ne m'en veux pas! (Bien sûr que non, je ne t'en veux pas: tu aurais même pu me suivre!)
Comme je t'ai sentie (et moi: je me suis bel et bien sentie! La honte!) un peu mal à l'aise l'autre soir chez moi à être pieds nus, je t'ai trouvé cette petite alternative, en espérant qu'elles te plaisent (tu plaisantes: je les adore et je ne vais plus les quitter!) et qu'elles te donneront envie de revenir (et comment! tout de suite?).
D'ailleurs je tenais à te remercier énormément d'avoir accepté mon invitation spontanée... C'est la première fois que je fais cela (moi la première fois que j'acceptais une invitation spontanée d'un homme qui me fait tourner la tête), chez nous l'imprévu n'est pas bien vu... J'ai passé une merveilleuse soirée en ta compagnie et j'ai eu beaucoup de plaisir à te faire découvrir un de mes réalisateurs favoris, même si je me doute bien que le film que je t'ai montré n'était pas des plus captivant pour toi (tu m'as grillée que sur mon désintérêt du film... ou aussi sur ma petite comédie?) .
Bon, je me lance, je n'ai rien à perdre après tout:
il ne se passe rien entre nous parce qu'il ne se passera jamais rien ou parce que l'un et l'autre n'osons pas faire le premier pas?(
gloups!)
Amitiés,
Domi."


Là, heureusement que je suis assise... Je sens mes joues puis mes oreilles rougirent au point que j'ai la sensation que ma tête a pris feu... Je relis 8 fois la lettre et je bascule la tête en arrière sur le canapé... et je crie:
YAOUH! Il n'est pas homo!
Par Marianne - Communauté : Nanas...mais mamans aussi! - Recommander
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Mardi 22 septembre 2009

Publié dans : La boîte onirique.

Précédemment: 1, 2, 3, 4, 5...

Il faut tout de même que je raconte ce qui s'est passé après les converses... car bien évidemment la soirée n'est pas restée en suspend au lavabo: HEUREUSEMENT!

Après mon numéro d'équilibriste j'ai rejoins mon bel Apollon... Ça sentait drôlement bon ce qu'il nous préparait... Bien meilleur que ma petite odeur de fromage... pff.

L'air de rien, je suis venue dans la cuisine au dessus des plaques de cuisson... enfin l'air de rien, l'air de rien: si! J'espérais juste qu'il n'ait pas un odorat trop fin!
J'ai soulevé le couvercle où mijotée la soupe miso en disant:
-" Hum ça sent drôlement bon!"
Mais là je me suis prise une petite tape sur la main:
-" Teuh! Pas touche! Retournes t'asseoir.
- Bien Chef! Oui Chef!"
Et très docilement, je m'en suis retournée sur le canapé... En me demandant comment allait se poursuivre cette soirée...

Je profitais d'attendre l'arrivée des plats pour faire un petit état des lieux mental de ma personne:
* jambes: rasées, normal je porte des mi-bas!
* dessous de bras: épilés, toujours!
* maillot: hum... ça se complique...
* odeur de pieds: finie, pieds lavés!
Bah oui, c'était tout de même le soir de la Saint-Valentin et je me trouvais chez l'homme qui me fait tourner la tête depuis plus d'un mois!

Enfin Domi est arrivé avec un grand plateau sur lequel il avait disposé deux bols de soupe miso et deux assiettes contenant les Okonomiyaki fumants... Il s'est assis en face de moi, de l'autre côté de la table basse, et a disposé les assiettes et les bols entre nous: pourquoi tant de vaisselle nous sépare!

Je déguste, et nous discutons de tout plein de choses, comme à notre habitude.
A la fin du repas, il m'a proposé de prendre le dessert devant un film: il a une grande collection de DVD! Moi, tout m'allait tant que je pouvais être assise près de lui.
- "Tu veux choisir le film? me proposa t-il.
- Oh, je vais te laisser me faire la surprise car nous risquons d'y être encore demain matin si tu me laisse choisir.
- Alors je te suggère Warui yatsu hodo yoku nemuru de Akira Kurosawa, me dit-il avec son plus bel accent japonais (frimeur! Moi aussi je peux me la jouer en parlant une autre langue! Hihi... Mais qu'est-ce qu'il est beau quand il parle sa langue maternelle!)
- A tes souhaits! Ça m'a l'air sympa... C'est quoi le sujet?
- En français c'est Les Salauds dorment en paix de Akira Kurosawa, un film japonais des années 60, je ne peux pas te résumer l'histoire comme ça: elle est un peu complexe mais c'est un thriller.
- Ça roule!"

Et nous voilà installés devant la TV une glace aux noix de Pécan à la main, chacun à un bout du canapé, certes pas immense: c'est un deux places, mais chacun à son coin.

Pour être franche, je n'ai absolument rien compris au film qui était en VOST (version originale sous titrée)...non pas parce qu'il fallait lire les sous-titres mais parce que j'ai passé 2h30 à tout faire pour attirer son attention et lui faire comprendre ce dont j'avais envie!
J'ai commencé par laisser traîner ma main sur le canapé, genre "tiens, j'ai oublié ma main, bah ça alors?!?", en espérant que lui laisserait traîner la sienne et que toutes deux finiraient par se rencontrer... Mais RIEN, aucun effet: il était à fond dans le film!
Puis, je me suis levée pour aller aux toilettes, évidemment je suis passée entre la table et lui (35cm d'espace) au lieu de faire le tour. Et comme un chat j'ai frotté mes jambes discrètement...

Mais RIEN, juste un:
-"Attends, je mets pause pour que tu ne loupes pas la scène qui vient!".
J'ai même attrapé le boîtier du DVD, qui se trouvait sur son accoudoir, en m'affalant un peu sur lui... bon d'accord en lui plaquant mes seins sur le bras! Mais RIEN, ABSOLUMENT RIEN!
2h30 à chercher le truc qui le ferait réagir, 2h30 de bide, de néant... Je vais vraiment finir par croire que comme moi il aime les hommes! Mais en même temps, est-ce qu'il m'aurait invité à dîner un soir de Saint Valentin si il était homo?
Et puis il ne faut pas oublier qu'il a été éduqué à la japonaise... et je sais que là-bas il y a des choses qui ne se font pas comme se tenir la main en public: mais là nous n'étions PAS en public!

Le film a touché à sa fin, il m'a demandé:
- " Alors, il t'a plu?
- Hum, c'est spécial et complexe comme tu disais, lui ai-je répondu avec mon air le plus inspiré!" Je n'allais pas lui dire: "Oh tu sais je viens de passer 2h30 à t'envoyer des signaux mais tu ne sembles avoir rien vu..."

Comme il se faisait tard, et que je ne voulais pas louper le dernier métro, je lui ai dit que j'allais rentrer, tout en espérant qu'il me propose de rester dormir sur le canapé... Mais non, RIEN!
Par contre, il m'a raccompagné jusqu'à la station de métro et m'a priée de lui envoyer un SMS en arrivant chez moi. Et il m'a laissé un baiser sur la joue! OUF!
Oui, ce n'était QUE sur la joue mais au stade où j'en suis je me contente de peu!
Par Marianne - Communauté : Nanas...mais mamans aussi! - Recommander
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