Le Grenier de M
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Je crois qu'il n'y a rien de meilleur, quand on n'a pas de vie de famille (j'entends par là pas d'enfants scolarisés), que de partir
en vacances quand les autres retournent bosser.
Alors que cette semaine de rentrée vient de se terminer, Domi et moi avons la grande joie de vous annoncer notre départ en vacances
pour trois petites semaines! Non, je ne vous nargue pas: je savoure!
C'est après notre court séjour à Monaco que nous avons décidé de réitérer l'expérience de prendre des vacances ensemble.
Entre la mi-juillet et la mi-août, nous avons épluché les catalogues et les sites des agences de voyages, rêvant à chaque page devant
ces belles images d'hôtels luxueux en bordure de lagon bleu...Ah? La Polynésie est à 24h00 d'avion? Et rien que le billet d'avion coûte environ 4000€? Bon, c'est vrai que passer trois semaines
sur une plage de sable fin blanc à buller, ça peut paraître long... on y reviendra pour plus tard.
Nous avons aussi pensé aux clubs de vacances... genre Club Med... mais après avoir revu les Bronzés, nous avons décidé d'abandonner
ce projet: pas envie d'être accueillis par des G.O dansant une chorégraphie que nous serons obligé de refaire tout au long du séjour.
Il y avait aussi les plans pas excessifs de l'Afrique du Nord mais là, ma mère ne jurant QUE par la Tunisie et le Maroc, j'ai assisté
à tellement de séances interminables de diaporama que j'ai la sensation d'avoir déjà tout vu là-bas.
Finalement, mon voisin et meilleur ami (Maxime) nous a offert une superbe opportunité: l'accompagner au Portugal! Oui, je sais, on
profite de bons plans amicaux pour nos vacances... mais n'est-ce pas là la meilleure assurance de passer de très bonnes vacances?
Sitôt proposé, sitôt fait: hop un petit coup de clic et nous avons réservé nos billets d'avion.
Depuis, nous sommes comms deux gamins qui attendent la venue du Père Noël.
J-7: je commence à faire une liste de ce que je vais emporter. Cette fois-ci comme on prend l'avion, je me vois dans l'obligation de
restreindre ma garde de robe. Dur! Que vais-je choisir entre mes petites robes en coton, mes petites robes en lin... et celles en flanelle et tout le reste?
J-6: j'ai craqué sur une énorme trousse de toilette, pour remplacer mon vanity-case que je n'ai plus le droit d'emmener en cabine,
pour y mettre toute ma salle de bain.
J-3: rendez-vous chez l'esthéticienne, je veux que mes vacances soient parfaites et que le soleil lusitanien ne soit pas caché par
l'ombre d'un poil!
J-2: Panique à bord! Je ne mets plus la main sur mon passeport... mais où l'ai-je mis? Tout d'abord se souvenir de la dernière fois
que je l'ai utilisé... Ah! Si, pour les élections municipales... Bon sang ça date! Il ne me reste plus qu'à retrouver ma carte de citoyenne: facile à dire mais difficile à faire. Sauf qu'en la
retrouvant je n'ai pas trouvé ma pièce d'identité... J'appelle mon homme en panique, qui me calme et me rappelle que je m'en suis servie pour commander les billets sur le web... Je soulève mon
tapis de souris: Oh! Mon passeport!
J-1: Dernière vérification de ma valise; culottes: okay, robes: okay, brosse à dents: okay... tout y est. Il faut que je m'assieds
sur la valise pour parvenir à la boucler. Ouf! Ça y est!
Vers 18h00, Domi me rejoint, il me nargue avec sa micro valise qui ne semble pas prête à exploser.
Jour J: Je fais ma starlette dans le taxi, assise entre les deux meilleurs hommes de ma vie: mon meilleur ami et mon meilleur amant,
nous prenons la direction d'Orly Ouest: la direction du soleil de nos vacances.
Nous arrivons avec près d'une heure et demi d'avance à l'aéroport (Domi adore être "dans les temps"... là on n'était bien plus que
dans les temps!): après avoir enregistré nos bagages, nous flânons un peu dans les boutiques puis nous passons la zone de contrôle... C'est un vrai parcours du combattant cette zone de contrôle,
en plus il y a toujours un passager qui a le petit truc qui fait que ça bloque tout le monde. Finalement, nous passons de l'autre côté: le départ se rapproche de plus en plus, je trépigne
d'impatience.
Enfin, nous sommes dans l'avion, le commandant de bord nous annonce le décollage imminent.
2h00 plus tard, nous atterrissons sur le sol portugais. C'est le début de nos vacances!
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Ah! Les joies de la semaine du quinze Août: mon immeuble est au trois-quarts vide, les rues ressemblent à des rues après le passage
d'un ouragan qui n'aurait emporté que les véhicules, et au boulot nous ne sommes qu'une petite poignée d'irréductibles à se partager le peu de travail qu'il y a à faire... Autant dire que nous
sommes une poignée à glander (euh, si nos chefs lisent ceci: nous travaillons avec beaucoup d'assiduité!).
En tout cas cette période estivale ne nous laisse pas de marbre, Domi et moi. Ça doit être l'été qui nous fait cela mais nous avons
de grandes envies de piments en ce moment: les magasines nous annonçaient un été chaud et bien le nôtre est bouillant!
Notre grand jeu est de nous allumer mutuellement par téléphone pour faire monter la fièvre, puis laisser mijoter toute la journée
pour enfin consommer sauvagement le soir quand nous nous retrouvons.
Parfois, mon téléphone sonne au bureau et quand je décroche une voix suave et très familière me dit des trucs à faire rougir un petit
chaperon déjà rouge.
Parfois, c'est moi qui appelle Domi, prends ma voix de 3615ULLA (oui, je sais, je suis trentenaire... et alors! Les petites jeunes,
on ne se moque pas s'il vous plaît!) pour lui susurrer des choses à ne pas mettre entre toutes les oreilles.
Et cet après-midi, ayant terminé le dossier sur lequel je travaillais, je décide de m'octroyer une petite pause
téléphonique.
Je me bascule en arrière dans mon fauteuil de bureau, lâche mes cheveux (je sais ça ne se voit pas au téléphone mais c'est pour me
mettre dans le rôle...), inspire un grand coup et compose le numéro de Domi.
Une tonalité et j'entends:
- "Halo?
- Hum, bonjour mon lapin, enchaînais-je d'une façon langoureuse, tu n'as pas envie de cultiver ta petite carotte mon chou?
Je peux me faire petite souris pour t'en croquer le bout... puis je deviendrai féline et ronronnerais de plaisir au creux de tes
bras, surenchérissais-je sûre de l'effet de ma tirade bestiale".
Mais voilà, au bout du fil je n'entends pas la réaction escomptée qui aurait dû être un:
- " Ouh! Je vais être le grand méchant loup qui va croquer ma petite cochonne... ou encore, grrr je suis le terrible gardien du zoo
qui va remettre tout ce bestiaire au calme."
Non, au lieu de cela, j'ai un blanc à l'autre bout de la ligne qui me semble être un blanc gêné.
Hésitante, je dis:
- "Euh, j'ai fait un faux numéro?"
Toujours pas de réponse hormis ce blanc silencieux qui commence à me gêner moi.
Je reprends:
- "Halo, Dominique?".
Et là j'entends, dans un pouffement de rire, une voix masculine familière mais pas intime me répondre:
- "Ne quittez pas,je vais vous le passer..."
Gloups, regloups, j'avale ma salive quinze fois de suite... je sens que je suis rouge et j'ai horriblement chaud: ce coup de fil
devait me mettre la fièvre mais là ce n'est pas de la même qu'il s'agit.
Enfin, j'entends la voix de Domi dans le combiné: il travaille en parallèle sur un dossier avec Rantanplan et c'est ce dernier qui a
répondu en pensant qu'il s'agissait du rappel de la secrétaire du service marketing.
Je n'ai plus osé toucher au téléphone pour le reste de la journée, tout juste pour y répondre... La prochaine fois ce sera des texto
ou rien!
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Oh! que nos vacances en amoureux me semblent loin! Et elles sont passées si vite que j'ai l'impression qu'elles n'ont été que rêve.
Heureusement, nous repartons en septembre!
Ce qui est sûr c'est que ces vacances étaient pour moi mes premières vacances en amoureux: elles m'ont permise de tester sur une
courte période la vie à deux... même si le quotidien des vacances est loin d'être celui de la vie réelle. Mais bon, on se lève pendant quelques jours aux côtés de son amoureux et l'on partage
plein de choses avec lui qui font un quotidien. Et ces petites choses que j'ai partagées avec Domi m'ont donné comme une envie de "reviens-y", ce séjour a définitivement chassé la peur futile que
j'ai eu il y a quelques temps. Ce voyage m'a permise de me rendre définitivement compte que nous avançons dans une vraie relation.
Pour fêter cela, j'ai décidé de présenter Dominique à mes parents... au bout de cinq mois et demi, il était temps! J'avais de plus en
plus de mal à trouver des excuses pour mes venues de fin de semaine de plus en plus espacées (avant Domi j'allai chez mes parents tous les quinze jours... depuis Domi, bah c'est un peu quand j'en
ai le temps.
Domi était très content de ma décision de lui présenter ses "beaux parents"car à ses yeux c'est une preuve que j'ai moins peur de la
vie amoureuse... et puis il avait aussi envie de rencontrer ma mère autrement qu'en caleçon à pois et imperméable dans l'embrasure d'une porte.
Quand j'ai annoncé à mes parents que je venais pour le week-end, ils étaient super contents:
- " Tu nous manquais, ça fait si longtemps que tu n'es pas venue! En plus ça va te reposer de la folie parisienne... m'a dit ma
mère."
Quand en plus j'ai ajouté que je venais accompagnée, là je crois qu'ils ont carrément fait une annonce dans le journal local: leur
benjamine avait enfin un fiancé!
- "Ouh la! Pas si vite! Ce n'est que mon petit copain.
- Ne joues pas sur les mots, Mya! m'a rétorqué ma mère en pouffant comme une adolescente... Et dire que Géraldine, tu sais la fille
de Madame Dubois... et bien, tu ne vas pas le croire: elle vit avec une autre femme! Ah lala, la pauvre!" Je me suis abstenue de commenter cette dernière réflexion de ma mère, sinon j'allai
encore m'agacer. Et avec cette dernière phrase, elle voulait me dire qu'elle était "rassurée" quant à mon orientation personnelle et surtout qu'elle pouvait continuer de rêver à une longue
descendance ainsi qu'à un beau mariage pour son unique fille (j'ai deux frères aînés âgés de dix et douze ans de plus que moi.).
Enfin, le week-end arrive,en route je briefe mon chéri sur les petits détails qui lui assureront un réel succès auprès de mes
parents:
tout d'abord, LES chefs d'oeuvres au crochet de ma mère. Oui! Elle manie le crochet et les aiguilles à tricoter comme Zorro son épée.
Il y a ainsi dans la maison une véritable collection unique de napperons, chemins de table, housses de coussins tous finement crochetés par les doigts de fée maternels. Bien sûr ma mère éprouve
une immense fierté lorsque l'on admire son ouvrage mais attention de ne pas trop en faire sinon on repart avec le set complet: nappe- napperon- dessous de verre- couvre lit!
Quant à mon père, il aime cuisiner et il peint... sur des boîtes d'allumettes. Ses oeuvres ne sont exposées que dans son atelier car
ma mère tient à l'harmonie de son intérieur. Donc, quand on a l'immense privilège d'accéder à son antre artistique, il faut évidemment prendre un air songeur de galeriste de la rue de
Seine.
Enfin, nous arrivons chez mes parents: avant que je n'agrippe la cloche du portail, Domi m'avoue avoir le trac. Je le regarde avec
son bouquet de fleurs à la main (carte maîtresse qui lui permettra de marquer des points dans l'estime de ma mère) et lui dis en l'embrassant:
- "Tu as l'air du gendre idéal, fais gaffe ou mes parents vont te demander où tu comptes m'emmener pour notre voyage de
noces!".
Diling, diling fait la cloche. Boum, boum fait mon coeur dans ma poitrine: moi aussi j'ai le trac mais je l'ai caché à mon homme
sinon nous aurions fait tous les deux demi- tour!
Nous sommes accueillis par les aboiements de Gipsy, la bas rouge que mes parents ont adoptée à la SPA peu de temps après mon envol du
nid familial. Cette dernière se jette sur nous.
Puis ma mère arrive, tirée à quatre épingles, suivie de près par mon père qui arbore un magnifique tablier avec un Super Ducros
goguenard qui dit:
- "Ici, le chef: c'est moi!".
Les présentations se font sous le porche de la maison:
- "Papa, Maman je vous présente Dominique: mon ami.
- Dominique, voici mes parents.
- Enchanté, enchantés se répondent-ils tous en écho."
Domi tend les fleurs à ma mère qui lui dit en guise de remerciements:
- "Oh! Mais il ne fallait pas!" ( C'est cela, il ne fallait pas mais si il était venu sans, tu lui aurais collé une étiquette de mal
appris!)
Après le tour de rigueur du propriétaire, nous passons à table. Soudain, alors que nous dégustions des verrines préparées par mon
père, je m'aperçois que ma mère n'a pas encore touché à sa mise en bouche et qu'elle fixe avec obstination mon tendre et cher.
Je vérifie que mon homme ne mange pas comme un petit goret, ce qui aurait été fort surprenant, puis je regarde à nouveau ma
mère:
- "Maman?!? dis-je avec un peu d'insistance."
Elle semble alors sortir d'une sorte de torpeur et dit:
- "Dites-moi, Dominique, j'ai l'impression de vous avoir déjà vu quelque part... (Aïe, elle va se souvenir de l'épisode du caleçon à
pois)... mais je n'arrive pas à me souvenir où... vous n'êtes jamais passé à la télévision? (Ouf, j'ai crains le pire!).
- Euh, non, je n'ai jamais eu mon quart d'heure de gloire comme disait Andy Warhol.
- Pourtant, j'aurai juré de vous avoir déjà aperçu. Votre visage m'est familier...
- Alors Papa, dis-je histoire de changer de conversation avant qu'elle ne dépoussière trop sa mémoire et que des images
compromettantes ne lui reviennent, tu as peint de nouveaux chefs d'oeuvre ces derniers temps?
- Ah bah ça oui! Il ne fait plus que ça! Réponds ma mère sur un ton de reproches et plein de sous-entendus."
Bon... ce sujet là n'est pas le meilleur détournement de conversation; à priori, il nous mène tout droit à la vie sexuelle de mes
parents et franchement, ce n'est ni le moment, ni le lieu pour commencer une thérapie de couple: je suis leur fille, pas une psy!
Toutefois, je comprends un peu ma mère... disons que mon père a un style artistique très personnel: sur ses boîtes d'allumettes, il
peint des femmes nues... et pour modèle, il s'inspire de magasines de charme... Je me suis parfois demandée si ce sont les magasines qui lui ont donné l'envie de peindre ou si la peinture n'est
qu'un prétexte pour acheter les revues.
Dominique trouva un excellent moyen de parler d'autre chose: le chemin de table brodé.
Ouf! Nous avions évité le pire!
Le reste de la journée s'est passé tranquillement, mon père a fait visiter son musée artistique, ma mère a posé une multitude de
questions à Domi (du style "quelle profession exercent vos parents?" "vous avez des frères et soeurs?"...) afin d'établir son pedigree et déterminer si il était un bon parti pour sa
fille.
Je n'ai pas été mécontente lorsque nous avons enfin repris le chemin du retour.
Dans la voiture, mon chéri s'est tourné vers moi:
- "Alors, heureuse?
- Bienvenu dans la Famille Mya&co! lui ai-je donné pour réponse.".
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Les volets sont fermés et nous découvrons l'appartement à la lumière électrique: sol en marbre, quelques tableaux d'art
contemporain mais pas trop écorchés et des miroirs presque partout.
Domi m'explique que les miroirs sont une astuce de décorateurs pour agrandir l'espace: c'est vrai qu'un appartement de 60m² a terriblement besoin de paraître plus grand!
Pour ma part, ce n'est pas l'espace qu'agrandissent tous ces miroirs mais ma libido. Je décide que nous allons baptiser ce lieu à notre façon... Ni une, ni deux et hop!
Comme par magie nous nous retrouvons à moitié nus, affalés sur le canapé, essoufflés mais béats.
Après avoir repris nos esprits, nous finissons pas ouvrir les volets et là, notre émerveillement reprend de plus bel. Une terrasse aussi
grande que mon premier studio (environ 20m²) avec une vue imprenable, et sans vis à vis (faut dire qu'au 31ème étage d'un immeuble hormis à New York ou dans les tours du XXIII ème arrondissement
de Paris, il faut en vouloir du vis-à-vis!), sur tout Monaco et surtout sur LA mer, le bleu de la mer et le bleu du ciel.
Tout ce bleu me donne envie de m'y plonger.
- "Aller, on défera nos valises plus tard, on met nos maillots et on descend piquer une tête, proposais-je à mon chéri.
- Mais il est 19h30!
- Et alors? Il fait encore jour assez longtemps et je n'ai pas la patience d'attendre demain!
- Bon d'accord (Ah! J'adore quand il finit par me donner raison comme ça.)"
Je fonce à ma valise, en sors l'un de mes supers maillots de bain acquis exprès pour l'occasion et file dans la salle de bain pour me changer.
En sortant de la salle de bain, je trouve mon Domi assis sur le canapé l'air un peu penaud...
Il me regarde avec l'air d'un petit garçon qui vient juste de faire une grosse bêtise. Je lui lance alors le regard de la mama qui n'est pas contente:
-" Quoi! Qu'est-ce que tu as encore fait?
- Humpf... j'ai oublié mon short de bain, marmonne t-il dans sa barbe.
- QUOI! Ah! Mais tu pouvais te moquer de moi avec mes grosses valises! Ton sac est tellement ridiculement minuscule que tu n'as même pas pu y mettre un maillot de bain! Pour la peine, nous allons
tout de même descendre et tu vas rester comme un bêta sur la plage pendant que moi je vais jouer les sirènes dans l'eau!
- Oki, et pour me faire pardonner de t'avoir chahuté avec tes bagages, je t'invite au restaurant juste après. (Ah! J'adore quand Domi sait comment se faire pardonner!)".
La principauté est construite le long de la falaise, donc on y passe son temps à monter et/ou descendre... c'est bon pour les fessiers!
Bref, après une enchaînade de rues en pente et d'ascenseurs, nous arrivons sur la plage que nous voyons de la terrasse.
Et là, grosse déception: point de sable fin, ni de galets chauds... c'est une plage de gravillons!
En plus, la mer est fraîche... forcément, le soleil est caché par les immeubles à cette heure là!
J'hésite entre renoncer à faire trempette et jouer les braves au risque d'attraper un rhume et gâcher ainsi tout le reste de nos vacances... Mon bon ange l'emporte finalement: j'abandonne mon
idée de plongeon vespéral et me tourne vers mon homme en arborant mon plus grand sourire tout en haussant les épaules... Évidemment, il me lance goguenard:
-" Tout ça pour ça! (Ah!Ça m'agace au plus haut point quand je me rends compte que j'aurai dû lui donner raison depuis le début!).